
La solitude constitue un enjeu de santé publique, notamment chez les adolescents et les personnes âgées, qui figurent parmi les populations les plus concernées.
Qu’appelle-t-on solitude ?
Être seul et se sentir seul ne désignent pas la même expérience. En effet, l’isolement social renvoie à la rareté objective des relations, tandis que la solitude traduit une expérience subjective : celle d’un écart entre les relations que l’on souhaiterait avoir et celles que l’on éprouve réellement. Une personne peut donc vivre seule sans en souffrir, tandis qu’une autre, entourée d’une famille, d’amis ou de collègues, peut éprouver un profond sentiment de solitude.
Quand l’absence réveille d’anciennes séparations
L’expérience de la solitude s’inscrit aussi dans une histoire. Les premières séparations, la disponibilité des figures auxquelles l’enfant s’attache, les expériences d’abandon ou de rejet participent à la construction de notre rapport à l’autre. La manière dont chacun apprend à supporter l’absence y contribue également.
Dès lors, une séparation actuelle peut réactiver bien davantage que la situation présente. Une rupture, le départ d’un enfant ou encore un déménagement peuvent réveiller une expérience plus ancienne de l’absence.
Une psychothérapie pour savoir sur ce qui se répète
La cure offre un espace pour examiner ce qui se joue dans la relation à l’autre. Comment comprendre que le même sentiment de solitude traverse différentes relations ? Qu’est-ce qui conduit à choisir répétitivement des personnes peu disponibles ? D’où vient la difficulté à croire que l’on puisse réellement compter pour quelqu’un ? Enfin, comment la proximité peut-elle être désirée tout en devenant inquiétante lorsqu’elle advient ?
Il ne s’agit pas ici de trouver une explication générale à la solitude, mais d’apprendre quelque chose au sujet de la sienne.
Quand consulter ?
Le sentiment de solitude peut motiver une consultation lorsqu’il fait souffrir, se répète ou s’accompagne d’une baisse de l’humeur, d’anxiété ou d’un retrait des relations. Il n’est toutefois pas nécessaire d’attendre que cette souffrance devienne massive. Se sentir régulièrement seul malgré la présence des autres, éprouver une peur importante de l’abandon ou ne pas parvenir à supporter les moments passés seul peuvent également conduire à entreprendre un travail psychothérapeutique.
Si vous souhaitez engager ce travail, vous pouvez prendre rendez-vous avec le docteur Lucille Mihoubi pour une première consultation.