Accepter une demande alors que l’on souhaiterait refuser, se rendre disponible malgré la fatigue, revenir sur une décision par crainte de déplaire… La difficulté à dire non peut conduire une personne à faire régulièrement passer les attentes des autres avant ses propres souhaits.
Pourtant, même lorsqu’elle parvient à refuser, un sentiment de culpabilité peut apparaître. Ce malaise mérite parfois une attention particulière.
Quand refuser devient une épreuve
Certaines personnes anticipent longuement la réaction de leur interlocuteur avant de lui opposer un refus. D’autres acceptent immédiatement, puis regrettent leur décision.
Le problème ne tient pas toujours à l’impossibilité de prononcer un « non ». Il peut aussi concerner ce qui suit : le besoin de se justifier, la crainte d’avoir blessé l’autre ou l’impression d’avoir commis une faute.
Ainsi, une décision apparemment ordinaire peut susciter une inquiétude qui persiste bien après l’échange.
Dire non, mais à quel prix ?
La difficulté à dire non ne prend pas nécessairement la même signification pour chacun.
Que risque-t-on en refusant ? Que représente le mécontentement de l’autre ? Pourquoi faudrait-il toujours se montrer disponible ? À qui cherche-t-on à ne pas déplaire ? Que signifierait le fait de privilégier son propre souhait ?
Ces questions permettent d’étudier ce qui rend certaines demandes particulièrement difficiles à refuser.
Quand consulter ?
Une consultation peut être envisagée lorsque la difficulté à dire non conduit à accepter régulièrement des situations dont on souffre ou lorsque la culpabilité prend une place importante dans les relations.
Certaines personnes consultent aussi parce qu’elles éprouvent du ressentiment après avoir accepté une demande, sans comprendre pourquoi elles n’ont pas pu exprimer leur désaccord.
Si vous souhaitez examiner ce qui se joue pour vous dans ces difficultés, vous pouvez prendre rendez-vous avec le docteur Lucille Mihoubi pour une première consultation.
