
Commencer ou poursuivre des études suppose de faire face à de nombreux changements. Quitter le domicile familial, s’adapter à un nouvel environnement, travailler de manière plus autonome, réussir ses examens ou encore envisager son avenir professionnel peuvent être sources d’inquiétude.
À certaines périodes, la fatigue, le stress ou le doute sont fréquents. Cependant, lorsque l’anxiété chez l’étudiant devient envahissante, que le sommeil se dégrade ou qu’il devient difficile d’aller en cours, de travailler ou de rencontrer les autres, la question d’une consultation peut se poser.
Anxiété chez l’étudiant : que vient-elle dire ?
L’anxiété constitue aujourd’hui l’un des motifs fréquents de souffrance psychique chez les jeunes. Ainsi, par exemple, un étudiant peut craindre un examen parce qu’il ne s’estime jamais suffisamment préparé. Un autre peut travailler sans parvenir à s’arrêter, tant l’idée d’échouer lui paraît insupportable. À l’inverse, certains n’arrivent plus à travailler à mesure que l’échéance approche.
Que représente alors la réussite pour cet étudiant ? Quelle place l’échec occupe-t-il dans son histoire ? À qui cherche-t-il à prouver quelque chose ? Qu’attend-il de lui-même et que suppose-t-il que les autres attendent de lui ?
La souffrance universitaire peut ainsi constituer la porte d’entrée vers une psychothérapie.
L’intérêt d’une psychothérapie
La psychothérapie voire la psychanalyse de l’étudiant ouvre un espace dans lequel il devient possible de parler librement de ce qui fait souffrir : études, relations, famille, sexualité, solitude, avenir, sentiment d’échec ou impossibilité de choisir.
Au fil des associations libres, l’étudiant peut repérer ce qui se répète. Pourquoi retrouve-t-il la même peur de décevoir dans différentes situations ? Pourquoi doit-il toujours réussir davantage ? Pourquoi l’incertitude devient-elle si difficile à supporter ? Pourquoi une décision concernant son orientation paraît-elle engager toute son existence ? La cure permet d’apprendre quelque chose sur soi-même à partir de la souffrance pouvant accompagner ces questions importantes.
Devenir étudiant : se séparer sans nécessairement rompre
L’entrée dans les études supérieures correspond aussi fréquemment à une période de séparation. Pour certains jeunes, elle coïncide avec le départ du domicile familial. Pour d’autres, même lorsqu’ils continuent à vivre chez leurs parents, elle engage une transformation de leur position au sein de la famille.
Cette autonomie peut être désirée tout en suscitant de l’angoisse. Comment prendre ses propres décisions ? Comment choisir une orientation lorsque ce choix diffère de ce que les parents imaginaient ? Peut-on réussir sans avoir le sentiment de devoir quelque chose à sa famille ? Peut-on échouer sans craindre de perdre l’estime de ceux qui comptent ?
À cet âge, les difficultés universitaires peuvent ainsi venir rencontrer les questions de séparation, d’autonomie et de désir.
Quand consulter ?
Une consultation peut être envisagée lorsque l’anxiété chez l’étudiant persiste, qu’il ne parvient plus à travailler, évite les cours ou les examens, s’isole, dort mal ou ressent une tristesse qui s’installe.
Un échec universitaire, une réorientation difficile, une peur importante de décevoir, un perfectionnisme envahissant ou une impossibilité à choisir peuvent également constituer des motifs de consultation.
Mais il n’est pas nécessaire d’attendre que la souffrance empêche de poursuivre ses études. La consultation peut commencer dès lors qu’une personne constate que quelque chose se répète et souhaite découvrir pourquoi.
Si vous rencontrez des difficultés au cours de vos études et souhaitez engager ce travail, vous pouvez prendre rendez-vous avec le docteur Lucille Mihoubi pour une première consultation.